VICHY – À la suite de brèves parues mercredi 16 et jeudi 17 avril dans Le Canard enchaîné et Le Nouvel observateur, le groupe d’opposition a manifesté son mécontentement auprès du secrétaire d’État chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez, qui a indiqué qu’il « serait considéré comme une faute de goût » de choisir la ville de Vichy pour organiser, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, une conférence internationale consacrée au droit d’asile.
Le groupe d’opposition a, par lettre de ce jour, vivement protesté auprès du secrétaire d’État en indiquant que le gouvernement « par la voix d’un ministre qui plus est Auvergnat, continue de jeter l’opprobre sur une ville et des habitants qui ne sont et n’ont jamais été ni plus fascistes ni plus collaborationnistes que l’ensemble des Françaises et des Français. Votre façon de considérer l’histoire en faisant porter à la ville et à ses habitants d’aujourd’hui la responsabilité de choix de gouvernants de rencontre d’hier nous semble particulièrement néfaste. »
Et le groupe d’opposition à la mairie d’interroger : « cette périphrase géographique dispense de poser le regard sur une réalité dont il est temps, plus de soixante ans après, de dire les véritables contours. La France que vous représentez, et qui est aussi la nôtre, ne pourra regarder son histoire en face qu’en détachant l’émotion des faits ; si un ministre de la République ne le fait pas, qui pourra légitimement le faire ? »
« Le député a immédiatement réagi en faisant porter hier matin une lettre de protestation au ministre, a indiqué Christophe Pommeray. J’attends du maire et de sa majorité la même chose. Cette réflexion est simplement indigne de nous, les Vichyssois et indigne d’un ministre de l’emploi qui devrait comprendre, au delà de considérations historiques et sociologiques qui me semblent mal maîtrisées, que Vichy et les gens qui y travaillent, méritent autant, voire plus même, d’accueillir cette réunion que n’importe quelle autre ville. »