Christophe Pommeray a reçu une réponse de la présidence de la République après qu’il avait exprimé à Nicolas Sarkozy, mi-mai, sa « très grande tristesse » de l’avoir entendu dire le 8 mai, à Colmar : « Vichy a trahi la France, Vichy l’a déshonorée ». Le chef d’état major particulier du président de la République y annonce la fin de l’utilisation du nom de Vichy par analogie au régime de Pétain.
Dans un courrier d’une dizaine de lignes, la présidence de la République remercie le chef de l’opposition de sa « réaction » et assure que Nicolas Sarkozy n’entendait nullement « stigmatiser [sa] belle commune ». Il indique par ailleurs que consigne a été donnée aux rédacteurs de ses discours de « veiller à l’avenir à ne pas substantiver le nom de [sa] ville.
« Ça me suffit ! et ça montre que ce débat mérite d’être mené a indiqué le président du groupe « Ensemble, réussir Vichy ».
« Nous avions gagné beaucoup de terrain sur cette bataille du nom : la tenue d’une réunion internationale, la visite du président de l’Assemblée, la remise de médaille des Justes par un haut diplomate israélien, la visite du Grand Rabbin de France, les regrets de celles et de ceux qui, répondant aux demandes du député, promettent de ne plus déraper et dans quelques jours la visite du président du Sénat. Cette déclaration du chef de l’État était une régression. Non seulement il m’indique qu’il le comprend mais il en tire une leçon à l’endroit de ses plumes et il met fin à cette utilisation du nom de notre ville. J’en suis ravi car ça aura valeur d’exemple ».
